PRÉSENCES

Série de photographie


Mon regard cherche à teinter la réalité d’imaginaire.


La notion de théâtralité suscite de nombreux débats quant à sa définition. Il est donc vain de chercher à caractériser avec exactitude et universalité ce concept.

Dans le Dictionnaire encyclopédique du théâtre, Michel Corvin propose la définition suivante :

« La théâtralité se définit par trois faits : elle est présence (l’adresse) ; elle ne vit que d’absence (ce qu’elle figure n’existe pas) ; et pourtant elle fait que cette absence soit présence ; elle est à la fois une marque, un manque et un masque ».

Belgique - Bruxelles

Grâce à cette conceptualisation, il devient tout à fait possible de penser la théâtralité en dehors du théâtre, et en particulier en photographie.

En effet, ce médium est souvent défini comme figeant, fixant le réel. Il rend dès lors présent au regard ce qui est désormais absent, car passé. Pour reprendre les mots de Michel Corvin, ce qu’elle figure n’existe plus. La théâtralité apparait dès lors comme inhérente à la photographie, qui marque le temps, transmet un manque, et masque cette absence.

Les arts plastiques visuels intègrent une théâtralité dans leur processus de construction, car celui-ci crée un espace-temps et donc une mise en scène.

Cette série propose d’associer des photographies afin de créer une petite histoire ou une atmosphère étrange, et d’imprégner ces images de fiction.

Le temps apaisé vient tard

Et descend sur des lèvres qui gèlent

Qu’il aurait doux de le gouter

Juste un doigt

Par telle ou telle nuit

Qui trouverait à redire

Si une forme menue quittait sa place en silence

Pour un esprit immortel

Le passé calé devant l’âme

À la flamme d’une bougie

La présence d’actes disparus

À la fenêtre, à la porte

Et toujours elle pousse un Balai tacheté,

Et toujours les tabliers volent

Les Balais peu à peu s’effacent dans les étoiles

Et toi tu t’en vas

J’aspire à l’air

Pouvoir des papillons

L’aptitude à voler

Divin versant de ciel

Notes. Inspirations :

Un feu enflamme la pièce 

Des rires courent sur le plancher 

La maison attend le matin 

Cette nuit sans fin 

Une dernière allumette. 

Le banc s’écrie tout à coup

Je ne l’avais pas vu

C’est pour nourrir les pigeons 

Ce Paris n’est plus 

Mais sa tête était déjà partie.

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